Droits de succession 2026 : calcul et barème actualisé
Droits de succession calcul barème 2026 : découvrez les tranches, abattements et méthodes pour estimer précisément ce que vous devrez payer au fisc.
Le calcul des droits de succession selon le barème 2026 repose sur trois éléments clés : la valeur de l'actif net taxable, le lien de parenté avec le défunt et les abattements applicables. Comprendre ce mécanisme permet d'anticiper la facture fiscale et d'optimiser la transmission de votre patrimoine.
Points clés
- 1Abattement de 100 000 € par enfant, renouvelable tous les 15 ans
- 2Barème progressif de 5 % à 45 % en ligne directe
- 3Conjoint et partenaire de PACS totalement exonérés
- 4Déclaration et paiement dans les 6 mois suivant le décès
Les abattements applicables avant calcul
Avant d'appliquer le barème, l'administration fiscale déduit un abattement personnel sur la part nette revenant à chaque héritier. En 2026, ces montants restent stables :
- Enfants, parents : 100 000 €
- Petits-enfants (en représentation) : 100 000 € (part du parent prédécédé)
- Frères et sœurs : 15 932 €
- Neveux et nièces : 7 967 €
- Personnes handicapées : 159 325 € cumulable
- Autres héritiers : 1 594 €
Ces abattements se renouvellent tous les 15 ans, ce qui ouvre une stratégie d'optimisation par les donations anticipées.
Le barème 2026 en ligne directe
Une fois l'abattement déduit, le solde taxable est soumis à un barème progressif par tranches. Pour les transmissions entre parents et enfants (ou ascendants), les taux applicables sont :
- Jusqu'à 8 072 € : 5 %
- De 8 072 € à 12 109 € : 10 %
- De 12 109 € à 15 932 € : 15 %
- De 15 932 € à 552 324 € : 20 %
- De 552 324 € à 902 838 € : 30 %
- De 902 838 € à 1 805 677 € : 40 %
- Au-delà de 1 805 677 € : 45 %
Exemple concret : un enfant hérite de 300 000 €. Après abattement de 100 000 €, la base taxable est de 200 000 €. Les droits s'élèvent à environ 38 194 € après application du barème par tranches.
Les barèmes spécifiques selon le lien de parenté
Pour les frères et sœurs, deux tranches s'appliquent après abattement : 35 % jusqu'à 24 430 € et 45 % au-delà. Pour les neveux, nièces et parents jusqu'au 4e degré, le taux unique est de 55 %. Enfin, pour les tiers ou parents au-delà du 4e degré, le taux atteint 60 %, ce qui rend toute transmission hors famille particulièrement coûteuse.
Le conjoint survivant marié et le partenaire de PACS bénéficient d'une exonération totale depuis la loi TEPA de 2007. Le concubin, en revanche, est traité comme un tiers et taxé à 60 %.
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Prendre rendez-vous avec un notaireComment optimiser ses droits de succession
Plusieurs leviers permettent de réduire la facture fiscale de vos héritiers :
- Donations anticipées : profitez du renouvellement de l'abattement tous les 15 ans
- Assurance-vie : abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les versements avant 70 ans
- Démembrement de propriété : transmettre la nue-propriété en conservant l'usufruit
- Pacte Dutreil : abattement de 75 % sur la transmission d'entreprise
- Dons familiaux de sommes d'argent : exonération supplémentaire de 31 865 € sous conditions
La déclaration de succession doit être déposée dans les 6 mois suivant le décès (12 mois si décès à l'étranger). Le paiement peut être fractionné ou différé sous conditions, notamment en cas de transmission d'entreprise ou de nue-propriété.
Foire aux questions
Quel est l'abattement entre parent et enfant en 2026 ?
L'abattement reste fixé à 100 000 € par parent et par enfant, renouvelable tous les 15 ans.
Le conjoint survivant paie-t-il des droits de succession ?
Non, le conjoint marié ou pacsé est totalement exonéré de droits de succession depuis la loi TEPA de 2007.
Quand faut-il payer les droits de succession ?
Les droits doivent être réglés dans les 6 mois suivant le décès (12 mois si décès à l'étranger), en même temps que la déclaration.