PACS chez le notaire : avantages fiscaux et protections
PACS chez le notaire avantages fiscaux : imposition commune, succession, régime patrimonial et protection du partenaire. Tout ce que vous devez savoir en 2026.
Le PACS chez le notaire avantages fiscaux : de plus en plus de couples choisissent le Pacte Civil de Solidarité plutôt que le mariage pour ses souplesses et ses bénéfices fiscaux. Mais qu'offre réellement le PACS en termes de protection patrimoniale et fiscale ? Et pourquoi le faire chez un notaire plutôt qu'en mairie ?
Points clés
- 1Le PACS offre l'imposition commune dès l'année de sa conclusion, un avantage fiscal immédiat.
- 2Les partenaires pacsés sont exonérés de droits de succession sur les legs mutuels.
- 3Sans testament, le partenaire pacsé n'hérite de rien : le testament est indispensable.
- 4Le PACS notarié permet une convention sur mesure avec des clauses patrimoniales adaptées.
Qu'est-ce que le PACS et comment le conclure ?
Le Pacte Civil de Solidarité (PACS), créé par la loi du 15 novembre 1999, est un contrat conclu entre deux personnes majeures, de sexe différent ou de même sexe, pour organiser leur vie commune. Depuis le 1er novembre 2017, l'enregistrement du PACS relève des officiers d'état civil en mairie, et non plus du greffe du tribunal judiciaire.
Le PACS peut également être conclu chez un notaire. Bien que cette voie ne soit pas obligatoire, elle présente des avantages significatifs : le notaire peut rédiger une convention de PACS sur mesure, intégrant des dispositions patrimoniales personnalisées (indivision des biens, quote-parts différentes, etc.), ce que le formulaire standard de mairie ne permet pas.
Le PACS conclu en mairie est gratuit. Chez le notaire, comptez environ 250 à 500 € TTC selon la complexité de la convention. Cet investissement est souvent justifié pour les couples ayant un patrimoine significatif ou des objectifs patrimoniaux spécifiques.
Les avantages fiscaux du PACS
Le PACS offre plusieurs avantages fiscaux importants qui le rapprochent du mariage :
L'imposition commune : dès l'année de conclusion du PACS, les partenaires sont soumis à une imposition commune sur leurs revenus. Ce quotient familial peut générer une économie d'impôt significative lorsque les revenus des deux partenaires sont déséquilibrés.
Les donations entre partenaires : elles bénéficient d'un abattement de 80 724 € (renouvelable tous les 15 ans), identique à celui du mariage. Au-delà, le barème applicable est le même que pour les époux.
La succession et les legs : les partenaires pacsés sont totalement exonérés de droits de succession sur les legs reçus l'un de l'autre, au même titre que les époux mariés. Cette exonération est cependant conditionnée à l'existence d'un testament : sans testament, le partenaire pacsé ne reçoit rien.
L'ISF/IFI : les partenaires pacsés sont soumis à l'Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) sur la base de leurs patrimoines combinés, comme les époux mariés.
La protection du partenaire survivant : le rôle clé du testament
C'est la limite fondamentale du PACS : contrairement au mariage, le PACS ne confère aucun droit successoral légal au partenaire survivant. En l'absence de testament, le partenaire pacsé ne reçoit absolument rien du patrimoine de son partenaire décédé, même après de nombreuses années de vie commune.
Il est donc impératif, pour les partenaires souhaitant se protéger mutuellement, de rédiger chacun un testament. Le testament permet de léguer tout ou partie de la quotité disponible (la part non réservée aux héritiers réservataires) au partenaire survivant.
L'assurance-vie constitue un autre outil complémentaire puissant : en désignant le partenaire comme bénéficiaire, les sommes versées bénéficient d'une fiscalité très avantageuse et ne font pas partie de la succession civile. Le notaire peut vous guider sur la combinaison optimale testament + assurance-vie pour votre situation.
PACS ou mariage : quelle différence pour la protection ?
Sur le plan fiscal, PACS et mariage sont aujourd'hui quasi identiques : imposition commune, mêmes abattements pour les donations et successions, même exonération de droits de succession. La différence principale reste la protection légale automatique du conjoint marié (droit au logement, usufruit légal, droits successoraux légaux) que le PACS ne prévoit pas.
Le PACS est plus facile à dissoudre que le mariage : il suffit d'une déclaration conjointe ou d'une décision unilatérale notifiée à l'autre partenaire. Cette souplesse peut être un avantage ou un inconvénient selon les situations.
Le notaire peut vous aider à évaluer objectivement les avantages respectifs du PACS et du mariage au regard de votre situation patrimoniale, familiale et professionnelle, pour faire le choix le mieux adapté à votre projet de vie commun.
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